Monique Chauveau - Apicultrice récoltante

Une apicultrice impliquée

Cela fait 8 années que Monique Chauveau a installé ses ruchers dans les prairies et les forêts de Seine et Marne et d’Essonne. Après avoir découvert l’apiculture en Nouvelle-Calédonie et avoir introduit cette discipline dans les CAP agricoles de ce territoire ultramarin, Monique décide de créer une exploitation individuelle agricole à son retour en France. Pour réussir son projet, Monique obtient son Brevet Professionnel de Responsable d’Exploitation Agricole Apicole (BPREA) auprès du Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole de Brie-Comte-Robert en 2010. Les aléas climatiques l’empêcheront d’en vivre exclusivement malgré son expérience réussie dans la création d’entreprise : sur les trois années du business plan, deux ans sans production de miel.

Une apicultrice polyvalente

Comme tous les apiculteurs, elle consacre une partie de son temps à la production et à la commercialisation de son miel, vendant ses premiers pots sur les marchés et aux AMAP de la région, avec la ferme intention de privilégier la vente directe pour agir et sensibiliser son territoire d’Île-de-France. Quand elle ne s’occupe pas de ses ruches ou qu’elle ne chasse pas le frelon asiatique, Monique continue à donner des cours et des conférences sur l’agro-écologie, le changement climatique et la biodiversité. De quoi concilier agréablement la théorie et la pratique !

Des miels qui changent au gré des saisons

Une des préoccupations importantes de Monique est ne pas laisser ses abeilles mourir de faim. Aussi, elle pratique la transhumance de ses ruchers et les installe en Forêt de Fontainebleau, à Seine-Port, sur l’Espace Naturel Sensible de Chartrettes, sur des emplacements périurbains publics ou particuliers, également à Chailly-en-Bière, sur des espaces agricoles… Les abeilles ont ainsi accès tout au long de l’année à des sources variées de nectar et de pollen qui donnent à chaque récolte un miel unique.

Quand vient l'hiver...

…les abeilles hibernent ! L’apicultrice ne récolte jamais le miel du corps de la ruche où vit la colonie pour permettre aux butineuses de passer la froide saison et d’être au meilleure de leur forme dès le printemps.

Monique Chauveau est en lien avec le monde agricole depuis plus d’une douzaine d’années autravers l’enseignement et la direction d’établissements d’enseignement agricole en chambre d’agriculture à Nouméa et en France dans la Marne.

Question technique

Monique utilise principalement des ruches en plastique recyclable Nicot. Une technique innovante qui offre de nombreux avantages : pas de mortalité chez les abeilles car pas de traitement ni de maladie contrairement aux ruches en bois, une meilleure isolation thermique, une ruche plus légère de 17kg… Un dispositif qui ne permet pas de certification bio mais le miel biologique est un leurre puisque les abeilles ne choisissent malheureusement pas de butiner que des fleurs bio.