FERME DE LA HAUTE BOUVRAIS

 


 

Les présentations

La ferme de la Haute Bouvrais est l’élevage de boeufs, de veaux et d’agneaux de Bertrand Robert. Située près de RENNES en Bretagne, l’exploitation est la dernière qu’il reste sur la commune de St Jacques de la Lande. Bertrand Robert et son épouse Valérie forment une famille avec 2 enfants (un fils ainé qui se forme aux métiers de l’agriculture et 1 fille cadette). Tous participent aux tâches de la ferme. Un travail à plein temps dans une société permet à Madame d’apporter un revenu de fond à la famille.
Leur maison est une vieille habitation construite en béton biologique : Le torchis (mélange de terre glaise et de paille). Malgré le fait qu’elle nécessiterait bien une rénovation pour retrouver son éclat originel, elle loge la famille et l’outil de travail. Les bêtes et tout le matériel de l’exploitation sont dans un hangar à coté de la ferme. Ce hangar est un ancien bâtiment aménagé à coût réduit.
Bertrand cultive le fourrage nécessaire à l’élevage d’un cheptel de vaches de race Limousine et de moutons. Un petit élevage de poules complète l’ensemble.

Un peu d’histoire

En 1997, Bertrand et sa famille s’installent à la ferme de la Haute Teillais pour reprendre l’exploitation de ses parents de 39 hectares. A cette époque, il avait deux activités : Eleveur de bœufs / génisses et négociant en bestiaux. En 2004, ils achètent leur habitation actuelle « La Ferme de la Haute Bouvrais » et le hangar de l’exploitation agricole des voisins. Bertrand leur loue 54 hectares supplémentaires de prés, portant ainsi la surface des terres à 93 hectares. A ceci, viennent s’ajouter 50 hectares pour produire du foin sur les terrains loués aux villes de Saint Jacques de la Lande et de Rennes.
En 2005, ils se font exproprier de 22 hectares sur lesquels s’installe une zone d’activité. La même année, Bertrand créé son troupeau de vaches allaitantes. En 2006, il arrête son activité de négociant en bestiaux pour se consacrer pleinement à son exploitation.
A ce jour, l’exploitation fait 80 hectares auxquels s’ajoutent 40 hectares de foin sur des
terrains des communes de Rennes et de St Jacques de la Lande. Celles-ci ont signé en 2015 une charte BIO.
Sur toutes les prairies, cela fait 8 ans que Bertrand ne met plus d’engrais, ni pesticides. On a vu réapparaître du trèfle au bonheur des vaches ! En 2016, le tracteur, élément essentiel de l’exploitation, est tombé en panne. Le coût de la réparation était exorbitant compte-tenu de son âge. Nous contactons notre banque leur expliquant que l’ancien tracteur est hors service. Malgré un faible solde sur le crédit restant, la banque nous refuse un nouveau prêt pour le remplacer. S’en suit une période très difficile financièrement avec des doutes sur la possibilité de s’en sortir et l’envie de tout arrêter.

Un peu de culture

Les bêtes sont nourries des 58 hectares d’herbe des prés naturels et de notre culture de fourrage. Ce fourrage est composé de :
• 10 hectares de méteil : mélange de triticale, de pois et de féverole, que l’on ensile au mois de juin. Le méteil sert aux vaches allaitantes pour qu’elles produisent du lait l’hiver pour les veaux.
• 5 hectares de triticale : Céréale de la famille des graminées, intermédiaire entre le blé et le seigle
• 1,5 hectares d’épeautre : Céréale cousine du blé
• 6 hectares de féverole : Plante légumineuse, la féverole sert à fertiliser la terre l’hiver en absorbant l’azote dans l’air.
Toute cette culture est réalisée sans engrais, ni pesticide.
En 2015, Bertrand a fait une étude « Dynavenir » en lien avec la Chambre d’Agriculture. Cette étude a confirmé son objectif de travailler vers une agriculture autonome en faisant du méteil. Bertrand fait aussi 270 bottes d’enrubannage pour l’hiver pour les génisses. Pour faire une viande de qualité, il faut en priorité de l’herbe des prés et aux fourrages de
qualité.
Ferme Haut Bouvrais partenaire de Blomet Grands Prés

Et le confort animal dans tout cela ?

Le troupeau est présent à minima 280 jours par an dans les champs. Les bêtes sont au pâturage à partir d’avril jusqu’à Noël. Bertrand travaille sur un système de paddocks tournants, c’est-à-dire que les animaux restent une semaine par pâturage et reviennent sur les parcelles toutes les 8 semaines. Cela permet aux prés de se reconstituer en herbe.
L’été, les animaux ont en plus du foin et durant l’automne, nous apportons du méteil aux mères et à leurs veaux.
L’hiver, nous rentrons les bêtes dans les bâtiments. Pour leur confort, on leur tond le dos pour qu’elles se sentent mieux. En transpirant beaucoup moins, elles n’ont pas de problèmes pulmonaires et ont moins de parasites.
Il est très rarement nécessaire de faire soigner les animaux en faisant venir le vétérinaire.
La ferme n’utilise ni médicaments ni vermifuge.
Bertrand fournit aux bêtes de l’argile et un thé de foin pour les diarrhées éventuelles. Cela équivaut à du riz pour les humains. L’écornage des bêtes n’est pas pratiqué car c’est inutile. La plus grosse période des vêlages a lieu de février à avril. Les veaux sont sevrés à l’âge de 7 mois.

Et pour arriver dans nos assiettes

Bertrand a sélectionné parmi plusieurs sociétés une entreprise d’abattage agréée CEE après plusieurs visites. Elle a été retenue pour les raisons suivantes :
• Grand respect de l’animal ;
• Traçabilité des viandes de notre cheptel (refus de notre part des mélanges fréquents entre viandes de producteurs) ;
• Découpe bio des morceaux de viande (abattage des bêtes à part, et traçabilité des pièces de viande)
L’entreprise vient chercher l’animal à la ferme pour l’emmener à l’abattoir. La viande reste environ 15 jours en maturation, ce qui permet à la viande de retrouver après abattage tendresse, couleur, jus et goût.
Après maturation, elle est découpée et conditionnée sous vide avec étiquette de traçabilité, nom du producteur, poids, origine… La découpe Bio permet de prendre le temps de découper les viandes et de réaliser la maturation. Pas question de rentabilité ! Les colis sont ainsi préparés en veillant à respecter la composition. Cette dernière offre un panel varié des différents morceaux de viande (1ère et 2nde catégorie).
La viande est vendue de différentes manières :
• A la ferme, au détail et au colis ;
• A un boucher de Rennes ;
• A des clients plus lointains par expédition Chronofresh (Service de La Poste)
Notre volonté de faire livrer la viande par ce service Chronofresh est d’assurer le respect strict de la chaine du froid pour cet aliment. Cela permet ainsi de garantir, en regard de la loi, une fraicheur de la viande à la remise au consommateur.

Des projets pour s’en sortir

Dégouté par l’élevage et l’agriculture intensive, en voyant les pratiques désastreuses de leurs collègues, les conséquences à court et long terme pour l’environnement, pour l’animal et aussi sur l’homme, Bertrand a progressivement migré vers une agriculture plus responsable, respectueuse et saine pour tous.
Cela a commencé par la production de la grande majorité de l’alimentation nécessaire aux bêtes, et ensuite, de façon plus large, en supprimant les pesticides, en mettant au repos les prés, et en supprimant les pratiques médicamenteuses. Le fruit de ce travail ne donne pas de revenus stables et décents. L’activité de Madame dans
une entreprise extérieure permet d’assurer un petit minimum vital pour la famille. Mais les diverses dépenses liées à la culture et l’élevage limitent les profits pour un faible revenu.
Bertrand a la volonté et le souhait de pouvoir vivre dignement de son activité. Pour cela, motivé par des membres de sa famille attristés et frustrés de voir sa situation, il a multiplié, en minimisant les dépenses, ses sources de revenus pour tenter d’amortir les fortes fluctuations des ventes. Avec sa femme et ses enfants, il a eu l’idée de :
• Obtenir le label Agriculture Biologique pour valoriser nos pratiques courantes ;
• Utiliser les réseaux sociaux pour se faire connaître ;
• Créer une aire verte pour camping-cars « A la ferme » (dernièrement créée).
Pour le Label BIO, nous sommes en cours de certification pour son obtention qui interviendra après 2 ans de contrôle. Tous les facteurs sont actuellement réunis. Nous appliquons les directives demandées par l’organisme certificateur.
Ces idées ont fait la promotion de notre activité mais les revenus de ceci restent faibles. Grâce à un cousin amapien à Blomet Grands Prés, Bertrand explore des partenariats avec des Amaps et nous son premier partenariat avec une Amap: Blomet Grands Prés, qui complètera ses revenus de la vente directe et lui permettra d’avoir un engagement des commandes faites pour une saison par les amapiens de Blomet Grands Prés.