La ferme de Beauce - Œufs et poulets de chair

Une jeune ferme prometteuse

Installé sur quatre hectares, le poulailler est divisé en huit enclos. Au milieu de chacun une cabane en bois abrite les nids, les mangeoires, abreuvoirs et perchoirs. Certains enclos sont destinés aux poules pondeuses, d’autres aux poulets de chair à venir. Un enclos restera vide, par rotation, pour permettre le «vide sanitaire» annuel : le nettoyage de chaque poulailler.  A l’entrée du terrain, un immense hangar en bois en cours de construction contiendra les réserves, les couveuses, la tuerie, un abri pour le matériel… Pour ne pas s’endetter davantage, ils construisent eux-mêmes, avec l’aide ponctuelle de leur famille en apprenant au fur et à mesure, tous les corps de métier. Et c’est long !

Une passion commune pour les poules

Pour installer leur élevage de poules pondeuses et de poulets de chair biologiques, ils ont crée La ferme de Beauce à Gouillons dans l’Eure. Ils ont emprunté aux banques, obtenu des subventions à l’installation, Nathan travaille aussi à mi-temps dans la ferme familiale. Épaulés et logés par les parents de Nathan, exploitants agricoles conventionnels en céréales, pommes de terre et betteraves, ils ont fait le choix de l’agriculture biologique et du respect de la condition animale.

Des poules au petit soin

Le domaine offre un espace de 30m2 par poule. Les animaux sont nourris aux céréales bio achetées près de chez eux, à La Ferme biologique de la Basse cour. Des coqs sont présent pour empêcher les poules de se quereller. A l’automne, seront planter des arbres fruitiers bio pour leur faire de l’ombre.

Certification bio et bonnes pratiques

Pas d’achat de poussins car ils ont des mâles reproducteurs. Pas de pratique de sexage (élimination des poussins mâles qui ne présentent aucun « intérêt » pour les éleveurs classiques). Les femelles deviennent des poules pondeuses et les mâles des poulets de chair. Pour cela ils ont choisi une race mixte « la Sussex fermière ». Les poules vivront plus longtemps que dans un élevage classique puisqu’elles seront juste déplacées pendant le vide sanitaire annuel, ce qui permettra de les garder au moment où elles sont les plus productives. Nul besoin de s’en séparer au bout d’un an.

Ils abattront eux-mêmes leurs poulets qu’ils garderont 110-120 jours (norme bio minimum 81 jours), ils se sont formés pour cela et auront les locaux adéquats. Comme ils veulent à terme maîtriser la production de A à Z, ils produiront eux-mêmes la nourriture dès que l’activité volaille aura bien démarré en louant des terres au père de Nathan qu’ils convertiront pour produire des céréales bio. Leur exploitation est suivie par un organisme certificateur, Certipaq bio, qui attestera qu’ils respectent le cahier des charges de l’agriculture biologique.

Cindy Beghin et
Nathan Cochin

Cindy et Nathan se sont connus au Centre de Formation Agricole de Bellegarde dans le Loiret où ils ont obtenu un bac agricole pour l’un et un BTS pour l’autre. Ils sont tout jeune et savent depuis leur formation qu’ils veulent devenir aviculteurs.

Une ferme sur 4 ha
8 basses-cours
30 m2 par poule
1 hangar en bois de 15m de long

Coqs Sussex tricolores
Poule naine de Pékin

La passion des poules

Chez eux, dans la maison des parents, des sculptures en tôle multicolore ou en céramique de poules et de coqs posées sur des meubles donnent l’impression d’entrer dans un superbe poulailler silencieux. Dans la cour, juste pour le plaisir, un enclos où paradent des poules et des coqs au plumage magnifique : poules naines de Pékin, poules et coqs Sussex tricolores, poules wyandotte. C’est également là que se fait l’élevage des cailles, trop fragiles pour être dans le grand poulailler.